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 Le Site de fabienpsy.com

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Pascal Guignard – "Le sexe et l’effroi" (1994)

 

 

 

 

« Le sexe est lié à l’effroi. Dans Apulée, Psyché s’interroge (Métamorphoses, VI, 5) :

 

"Dans quelle nuit (tenebris) puis-je me cacher (abscondita) pour fuir (effugiam) les yeux inévitables (inevitabiles oculos) de la grande Vénus (magane Veneris) ?"

 

Lucrère parle d’un "désir soucieux", d’un "effrayant désir" (dira cupido) et il définit la cupiditas de ce désir comme la "blessure secrète" (volnere caeco) des hommes.

 

Virgile définit l’amour lui-même : "une ancienne et profonde blessure qui brûle d’un feu aveugle ou secret".

 

[…] L’homme n’a pas le pouvoir de rester érigé. Il est voué à l’alternance incompréhensible et involontaire de la potentia et de l’ impotentia.

Il est tour à tour pénis et phallos (mentula et fascinus*).

C’est pourquoi le pouvoir est le problème masculin par excellence parce que c’est sa fragilité caractéristique et l’anxiété qui préoccupe toutes ses heures. »

 

* Le désir fascine. Le fascinus est le mot romain pour dire le phallos.