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Au lever du rideau, Madame est seule. Elle est assise sur un « sopha » et lit un livre. On sonne au loin.
LA BONNE, entrant.
Madame, c’est Madame de Perleminouze.
MADAME
Ah ! Quelle grappe ! Faites-
La bonne sort. Madame, en attendant la visiteuse, se met au piano et joue. Il en sort un tout petit air de boîte à musique.
Retour de la bonne, suivie de Madame de Perleminouze.
LA BONNE, annonçant.
Madame la comtesse de Perleminouze !
MADAME, fermant le piano et allant au-
Chère, très chère peluche ! Depuis combien de trous, depuis combien de galets n’avais-
MADAME DE PERLEMINOUZE, très affectée.
Hélas ! Chère ! J’étais moi-
Pendant tout le début du corsaire, je n’ai fait que nicher des moulins, courir chez le ludion ou chez le tabouret, j’ai passé des puits à surveiller leur carbure, à leur donner des pinces et des moussons. Bref, je n’ai pas eu une minette à moi.
MADAME
Pauvre chère ! Et moi qui ne me grattait de rien !
MADAME DE PERLEMINOUZE
Tant mieux ! Je m’en recuis ! Vous avez bien mérité de vous tartiner, après les gommes
que vous avez brûlées ! Poussez donc : depuis le mou de Crapaud jusqu’à la mi-
MADAME, soupirant.
Il est vrai ! … Ah ! Quelle céruse ! Je ne puis y mouiller sans gravir.
(extrait « Théâtre de chambre » -