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Elfes
Le terme vient du scandinave âlfr (aelf en anglo-
Dès le 19e siècle, on a fait le rapprochement avec la racine sanscrite arbha, qui désigne des êtres plutôt bienfaisants, habiles et industrieux, qui manient volontiers la forge ou conduisent les chars et entretiennent de bons rapports avec les dieux, au besoin en travaillant pour eux.
Ces figures prennent leur complexité dans leurs développements germaniques, anglo-
Jusqu’à retrouver une nouvelle jeunesse dans les grands écrits de J.R.R. Tolkien (Le Silmarillion ou Le seigneur des anneaux), qui fit tomber sous le charme tous ceux qui rêvaient de parler la "langue elfique".
Les Germains classent les elfes en plusieurs catégories (blancs, noirs, gris) selon qu’ils sont bons ou méchants.
D’un côté, les gracieux alfar, génies des airs, se dédient à la musique et à la danse.
De l’autre, les elfes proprement dits retrouvent le caractère industrieux de leurs ancêtres indiens, mais ces artisans ou ces forgerons prennent plutôt l’allure de nains laids et difformes.
Ces êtres supérieurs apparaissent comme des anges déchus, vivant une forme de purgatoire transitoire dans l’attente du Jugement dernier.
Il existe aussi un royaume enchanté du Roi et de la Reine des Elfes, pays d’opulence
et d’éternelle jeunesse, qui est caché sous les eaux ou peut-
Chez les Scandinaves, les "blancs", plus brillants que le soleil sont les esprits lumineux qui vivent dans l’air à côté du frêne Yggdrasil, tandis que les "noirs" vivent dans les entrailles de la terre, ne sortent que la nuit et risquent d’être changés en pierre s’ils sont surpris par les rayons du soleil.
Les deux espèces possèdent le don de prophétie et ils parlent une langue particulière.
Ils savent tout ce qui se passe autour d’eux et leur habileté surpasse celle des dieux.
Leur magie, en pays Lothorien, est partout sensible bien qu’invisible à première vue.
Dame Galadriel porte l’un des anneaux magiques du Pouvoir et possède un miroir qui montre le passé, le présent et l’avenir – au point de laisser apparaître en son centre un œil magique terrifiant dont la vision correspond à un processus d’initiation.
La dualité des elfes leur fait entretenir avec les hommes des rapports ambigus.
A dire vrai, ils ne distribuent leurs bienfaits que contraints et forcés : ainsi dans la saga du nord où l’on voit les elfes porter un bonnet à clochettes et des souliers de verre, il peut arriver à un humain de trouver l’une de ses chaussures et d’obtenir alors la réalisation d’un vœu contre sa restitution.
Les elfes irlandais (cluricaum) apparaissent comme des petits vieillards qui ne cherchent qu’à tromper les hommes, qui connaissent les cachettes des trésors mais ne les révèlent que sous la contrainte.
En Ecosse, il ne faut pas prononcer leur nom un vendredi car leur influence est alors toute puissante.
Au pays de Galles, ils peuvent tirer des flèches empoisonnées sur le troupeau d’un fermier qui a déclenché leur colère.
Leur tour le plus pendable est cependant de voler le plus beau des enfants pour lui substituer l’un de leurs petits, malade et doté de tous les vices.
D’une manière générale, les elfes entretiennent avec la mort des rapports étroits.