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Essai Poétique
Kaki, mes amours.
Koko, l’est pas beau.
Kuku, y’en a pu !
J’ai pas d’âge
Eau et gaz à tous les étages.
J’ai plus d’âge,
Ca ne fait rien,
Mais la lune s’en souvient
Et c’est bien dommage.
J’ai 1OO ans … et toutes mes dents,
J’ai 1 000 ans … et une nuit.
Je m’appelle, bonjour
Je m’appelle Fabien.
Appelez-
Pas mieux Ô plus haut des cieux !
… mais ici-
Barbara, où est ta poudre de perlinpinpin ?
Au centre du désert
Les ocres et les sables
Deux vieux rassis,
Rassis et secs,
Homme et femme en miettes
Dans l’immensité des silhouettes,
Unis dans leur perspective,
Entourés d’une chaleur vide,
Leur soif incongrue,
Se rassasie d’une eau épurée.
(2005)
Et tous s’occupait d’elle
S’affairant avec zèle
Pour la soulager,
La réconforter.
Mais tout à côté,
Dans l’ombre et le noir,
Cet enfant mourrait
Dans le silence d’un soir
Seul et oublié.
Il ne criait pas.
Elle avait le sourire
Des matins de nuire
Mais moi, je ne vois
Que ce petit gars
Qui pourrait être un roi.
J’ai pleuré pour ça.
(1988)
Du chaos tu crées ton empire,
Enfer sacré où ton cœur se plaît.
Maudis tu es ! Par l’effroi tu veux régner !
Ô puissant sorcier, le temps s’est écoulé :
Neuf vents ont soufflé sur tes menhirs.
De ton âme, il s’est emparé,
Et Charon vers l’Ébère, t’a conduit.
Moustique tu es ! Nécrophile tu jouis !
Ô savant de la nuit ! J’ai peur quand tu ris :
Neuf serpents, dans ta tête, sont enfermés.
Sorti des profondeurs du néant,
Tap t’a transporté chez les vivants.
Rites et sorts dansent avec toi :
Il y a tant de haine dans ta voix !
Graine de charogne assoiffée de sang,
Emporte-
(1989)