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 Le Site de fabienpsy.com

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C’est quoi, un psychanalyste ?

 

 

 

« Le psychanalyste, comme l’explique Michel Pouquet – psychiatre & psychanalyste – est le spécialiste de l’inconscient, de l’être au plus intime de lui-même, de l’âme donc.

Psychanalyste, c’est un métier dont aucun diplôme ne peut rendre compte, un peu comme être père ou mère, mais qui pourtant s’apprend.

C’est un métier de "seconde main", que l’on exerce en général à partir des professions de psychologue ou de psychiatre. Mais ceci n’est pas exclusif d’autres approches professionnelles : il y a des psychanalystes issus de l’enseignement, des professions paramédicales, etc.

C’est un praticien qui, dans un dispositif d’écoute particulier, recueille la vérité qui se fait jour, péniblement, à travers la parole de ses patients.

Et quand ces petits bouts de vérités individuelles se répètent, se rencontrent d’un patient à l’autre, on peut bâtir des modèles de comportements, dégager des concepts.

Ainsi se constitue une théorie, une "métapsychologie" disait Freud.

Dans la pratique, l’analyste est avant tout quelqu’un qui sait écouter, et qu’il est inutile d’aller voir si on n’a pas envie de parler.

De parler de ce qui ne va pas, vous angoisse, vous rend malheureux : s’il s’agit de difficultés intérieures ("j’ai tout pour être heureux, et je n’y arrive pas"), un travail analytique (une psychanalyse) sera nécessaire.

Dans tous les cas, la première chose que l’on rencontre chez l’analyste, c’est son silence, ou des échanges réduits au minimum, et donc la possibilité de pleinement s’exprimer.

Le silence de l’analyste est souvent surprenant et mal compris ; il peut être vécu comme une épreuve sadique, alors qu’il est une marque de respect, et de confiance en un patient qui a, en parlant, les ressources nécessaires pour faire face à la situation, sans être manipulé et conduit dans un chemin qui n’est pas le sien.

Car l’important, c’est de dire, non pas de comprendre, comme on le croit souvent (en implorant le secours de l’analyste) mais simplement de laisser aller la parole, et de découvrir ainsi peu à peu qui l’on est, quel est son désir, à partir de quoi tout le reste fonctionne.

"Deviens qui tu es", disait Nietzsche : il n’y a pas de mot plus vrai pour définir ce qui se cherche chez l’analyste, péniblement, mais authentiquement.

Ajoutons que le psychanalyste n’a aucun compte à rendre à la société, qu’il est là exclusivement pour son patient, et que le respect du secret est chez lui absolu. »

 

 

 

Jean-Marie Jadin – psychiatre & psychanalyste :

 

« Le psychanalyste se laisse travailler par la parole de l’analysant, ce qui n’est pas si facile.

Il convient d’abaisser la garde de ses préjugés, à quoi préparent, en principe le fait de s’être mis en question lors de sa propre psychanalyse, mais aussi un certain scepticisme, fût-ce à l’égard des énoncés les plus connus de la théorie analytique.

Le travail du psychanalyste s’effectue à l’ombre de celui de l’analysant, car c’est lui l’instigateur du mouvement.

La libre association d’idées, parlée et soutenue par l’analysant tout au long des séances, en est la source. »