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 Le Site de fabienpsy.com

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L’art du bonheur

 

 

 

Nos jours sont comptés.

A cet instant même, des milliers d’êtres humains naissent dans le monde.

Certains sont destinés à ne vivre que quelques jours ou quelques semaines.

D’autres, en revanche, mourront après avoir goûté à tout ce que la vie peut offrir : le triomphe, le désespoir, la joie, la haine et l’amour.

Mais, que nous vivions un jour ou un siècle, une question majeure subsiste : quel est le but de la vie ? qu’est-ce qui donne son sens à notre existence ?

 

Le but de la vie, c’est le bonheur. N’est-ce pas un lieu commun ?

D’Aristote à William James, les penseurs occidentaux se sont accordés sur cette idée.

Mais une existence fondée sur la recherche du bonheur ne sera-t-elle pas égocentrique par nature, soucieuse de son seul plaisir ?

Pas nécessairement. En fait, quantité d’études montrent que les gens malheureux ont tendance à être très préoccupés d’eux-mêmes, à se replier, à broyer du noir, à refuser tout en bloc.

En revanche, les gens heureux sont plus sociables, souples, créatifs et plus aptes à tolérer les frustrations de la vie quotidienne. Ils se trouvent donc être plus aimants et plus indulgents que ne le sont les gens malheureux.

 

Quelques expériences l’ont démontré.

Par exemple, un cobaye est amené à "trouver" de l’argent dans une cabine téléphonique ; sur ces entrefaites arrive un passant qui, "accidentellement", laisse tomber un paquet de journaux : le sujet va-t-il venir en aide à cet inconnu ?

Ou bien, un autre sujet, mis de bonne humeur par l’écoute de sketches, se fait aborder par une personne manifestement dans le besoin qui voudrait lui emprunter de l’argent.

On s’aperçoit que les sujets "heureux" viennent plus volontiers en aide à un inconnu, ou lui prêtent plus spontanément de l’argent, contrairement à un autre groupe témoin, placé dans des situations similaires sans avoir été "préparé" au préalable.

 

On le voit, chercher le bonheur ne rend pas nécessairement égoïste, nous avons tous l’occasion de le vérifier dans ce "laboratoire" qu’est notre vie quotidienne : supposons que l’on se retrouve bloqué dans un embouteillage.

Au bout d’une vingtaine de minutes, la voie se dégage, la circulation reprend, mais à une allure d’escargot.

Devant nous, un véhicule signale son intention de changer de file.

Si nous sommes de bonne humeur, nous ralentirons pour le laisser passer.

Si nous nous sentons malheureux, nous allons accélérer avant qu’il ne déboîte.

 

Partons de cette hypothèse élémentaire : le but de la vie, c’est la recherche du bonheur.

Un véritable objectif vers lequel avancer sans hésiter.

Et comprendre comment aller vers une vie plus heureuse va nous apprendre en quoi cette recherche du bonheur se révèlera une source de bienfaits, tant pour l’individu que pour sa famille et la société au sens large.

 

 

Extrait S.S. le Dalaï-Lama et Howard Cutler (psychologue).