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LA NOTION DE CONTENANCE

 

 

Ce terme s’inspire de la pensée de Bion :

 

Le travail accompli par l’être humain est de métaboliser des impressions brutes afin de les rattacher à des réalités et de les transformer en éléments alpha.

La fonction permettant cette transformation est dépendante du rôle de la mère qui, recevant sous forme de projections des sensations, des peurs sans mots (indicibles) peut les désintoxiquer, en métamorphosant le contenu pour qu’il puisse, en retour, être ré-intégré sous une forme tolérable car elle donne du sens.

Cette métabolisation peut être étendue à l’action éducative faite auprès de jeunes qui, momentanément submergés par un matériel émotif bien en deçà du verbal, parviennent à se réorganiser dans la mesure où ils rencontrent un adulte qui, suffisamment sécurisé, empathique mais pourtant distancié de leur drame, peut nommer ce qui est vécu, donner sens à l’inintelligible et structurer un univers chaotique.

 

Dans les phases de désarroi de personnes en souffrance, cette fonction de contenance est essentielle pour fortifier les bases mêmes de l’identité afin d’éviter les sensations de cataclysmes psychiques, générateurs de persécutions, de détériorations, de passages à l’acte destructeurs.

La contenance est une protection qui permet de ne pas se répandre dans le trou noir de la psyché (Cf. B.Bettelheim).