wp06abb7af.png
wpe6e0015e.png
wpe2c37617.png
wp71a17d0a.png
wp7f39c027.png
wp0e2a89a8.png
wpc97ba77c.png
wp0a3dc4c4.png
wp0fabf878.png
wp7df18896.png
wp1da6c026.png

 Le Site de fabienpsy.com

wpda405969.png

Eros et Thanatos

 

 

 

Eros, engendré du chaos primitif, représente la force attractive qui assure la cohésion de l’univers et la reproduction des espèces (mythes cosmogoniques grecs).

Il passa, plus tard, pour la divinité de l’Amour, fils d’Aphrodite et d’Arès, et frère d’Antéros (amour réciproque) et fut représenté comme un enfant ailé qui blesse les cœurs de ses flèches (Cupidon).

Il eut une idylle avec Psyché.

 

Thanatos est, dans la mythologie grecque, le dieu de la mort. Il est représenté comme un vieillard barbu et ailé, ou drapé dans un manteau noir.

 

Eros, l’Amour, la Vie est opposé à Thanatos, la Mort.

Là où Eros est une force constructrice, Thanatos est, lui, force de destruction.

 

A l’instar de la mythologie grecque, l’une des catégories fondamentales de pulsions du psychisme humain s’oppose en :

- pulsions de vie – Eros,

- pulsions de mort – Thanatos.

 

Le ça est un véritable réservoir de pulsions.

 

L’être humain vit sous l’influence du ça :

« Je pense que l’homme est vécu par quelque chose d’inconnu. Il existe en lui un "ça", une sorte de phénomène qui préside à tout ce qu’il fait et à tout ce qui lui arrive » (Freud).

 

 

Les pulsions de vie tendent à constituer des unités toujours plus grandes et à les maintenir (c’est-à-dire qu’elles tendent, non seulement,  à conserver les unités vitales existantes, mais aussi à constituer, à partir de celles-ci, des unités plus englobantes).

L’organisme cherche à maintenir son unité et son existence.

« Elles, qui sont désignées aussi par le terme d’Eros, recouvrent non seulement les pulsions sexuelles proprement dites, mais encore les pulsions d’auto-conservation [c’est-à-dire celles qui sont liées aux fonctions corporelles permettant de rester en vie]» (Laplanche & Pontalis).

La sexualité, principe d’union, est sous-tendu par les pulsions de vie.

Le principe de plaisir est sensé représenter l’exigence de ces pulsions.

La libido est l’énergie qui correspond aux pulsions sexuelles de vie, voire même, pour Jung, à l’énergie psychique en général, présente dans tout ce qui est "tendance vers", appetitus.

 

 

Les pulsions de mort, quant à elles, tendent à réduire les tensions, voire à s’en soustraire, et la mort (état de repos absolu) est le moyen de supprimer les tensions.

Elles sont à l’œuvre lors d’épisodes régressifs, mélancoliques où le sujet tente de "s’en retourner à son fœtus" (état anorganique).

« Tournées d’abord vers l’intérieur et tendant à l’auto-destruction, elles seraient secondairement dirigées vers l’extérieur, se manifestant alors sous la forme de la pulsion d’agression ou de destruction » (Laplanche & Pontalis).

Une partie de cette pulsion de mort est placée au service de la fonction sexuelle : c’est là le sadisme ou, si elle n’est pas déplacée vers l’extérieur mais bien tournée vers l’intérieur, c’est en elle que l’on reconnaît le masochisme originaire, érogène.

Elle lie tout désir, agressif ou sexuel, au désir de mort.

 

 

L’oeuvre du couple Eros/Thanatos se retrouve dans les expressions telles que "vivre comme un mort-vivant", "avoir un pied dans la vie, un pied dans la mort", "aimer à en mourir" …

 

Dans l’existence, on rencontre parfois des moments où, face à une situation, on peut décider, soit de se mettre en marche et d’avancer "haut les cœurs", de créer du lien, soit de se replier sur soi-même, dans une forme d’abandon, de retrait, de désespoir fatal.

 

 

 

fabienpsy.