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Une ou plusieurs intelligences : 100 ans de débats
APPROCHE UNITAIRE
Conception unitaire : un facteur g
1904, Charles Spearman.
Grâce à l’analyse factorielle, méthode statistique qu’il a inventée, C. Spearman avance qu’un facteur général d’intelligence (le facteur g) influe sur toutes les performances intellectuelles.
Conception multifactorielle
1938, Leon L. Thurstone.
En affirmant les techniques d’analyse factorielle, il conteste l’existence du facteur g, et postule plusieurs facteurs indépendants.
Les premiers facteurs qu’il propose sont par exemple V (compréhension verbale), S (aptitude spatiale), R (raisonnement), N (aptitude numérique), W (fluidité verbale), P (vitesse perceptive).
Une synthèse
1993, John B. Caroll.
Reprenant les conclusions de 460 études, il élabore un modèle hiérarchique à 3 strates.
Au niveau 1, une quarantaine de facteurs spécifiques (mémoire visuelle, temps de réaction, vocabulaire …), procédant, au niveau 2, de 8 facteurs de groupe relativement indépendants comme l’intelligence fluide (raisonnement logique), l’intelligence cristallisée (connaissances acquises), la mémoire générale …
Le tout est coiffé par un facteur d’intelligence générale au niveau 3.
APPROCHE PLURALISTE
Théorie des intelligences multiples
1983, Howard Gardner.
S’appuyant sur des études de cas, il fait voler en éclat le modèle traditionnel de
l’intelligence unique, et propose 7 nouvelles formes d’intelligence : langagière,
logico-
En outre, il défend aujourd’hui une intelligence naturaliste (compréhension de l’environnement naturel), et envisage une intelligence spirituelle (ou aptitude à s’interroger sur la destinée).
Théorie triarchique
1985, Robert Sternberg.
A la différence de H. Gardner, il a évalué empiriquement 3 intelligences indépendantes : intelligence analytique (de type scolaire), intelligence créative (adaptation à la nouveauté) et intelligence pratique (faculté de faire appel à des connaissances acquises).
D’autres intelligences
Les intelligences sociale et émotionnelle sont parfois postulées, rappelant d’ailleurs l’interpersonnelle et l’intrapersonnelle de H. Gardner.
Aucun de ces modèles, ni des nombreux autres non présentés ici, ne paraît pleinement satisfaisant : l’intelligence, ou les intelligences, reste insaisissable.
(Jean-