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 Le Site de fabienpsy.com

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Le Narcissisme

 

 

 

Le narcissisme primaire désigne un état précoce où l’enfant investit toute sa libido sur lui-même.

Le narcissisme secondaire désigne un retournement sur le moi de la libido, retirée de ses investissements objectaux.

(Laplanche & Pontalis)

 

On parle de narcissisme en face d’un comportement où le sujet s’admire et porte à sa personne un amour excessif.

Il est caractéristique des états psychopathiques (hypocondrie, schizophrénie).

Il constitue le complément libidinal de l’égoïsme.

On le retrouve dans le cas d’une souffrance qui provoque un désintérêt pour les choses du monde extérieur (sauf si ces dernières sont en rapport avec les tourments).

 

Dans le narcissisme, le moi devient objet d’amour pour le ça.

 

Les patients qui souffrent de troubles narcissiques conservent une fonction psychique relativement autonome, avec les capacités (perdues aux moments de blessures narcissiques mais récupérables) de tolérer un délai à la satisfaction du désir , de supporter la douleur morale, de s’identifier à l’objet. (Kohut).

 

Dans le fantasme narcissique, la mère ne garde pas la peau commune avec l’enfant, elle la lui donne ; il s’en revêt, triomphant.

Cette double enveloppe brillante, idéale, fournit la personnalité narcissique en illusion d’invulnérabilité et d’immortalité. (Anzieu).

 

Le narcissisme est le continuum, depuis la vie fœtale jusqu’au jour considéré, de l’allant-devenant dans le génie de son sexe.

Dans l’hystérie, il semble que ce soit le narcissisme secondaire qui est en danger ; dans les cas psychosomatiques, ce serait le narcissisme primaire. (Dolto).

 

 

La névrose narcissique est un terme qui tend à s’effacer aujourd’hui de l’usage psychiatrique et psychanalytique mais que l’on trouve dans les écrits de Freud pour désigner une maladie mentale caractérisée par le retrait de la libido sur le moi.

Elle s’oppose ainsi aux névroses de transfert.

Au point de vue nosographique, ce groupe de névroses recouvre l’ensemble des psychoses fonctionnelles (dont les symptômes ne sont pas les effets d’une lésion somatique).

 

 

Cf. Narcisse