
Le Site de fabienpsy.com
Placebo
Le placebo – du latin, "je plairai" – est une substance neutre que l’on substitue à un médicament pour contrôler ou susciter les effets psychologiques accompagnant la médication.
En d’autres termes, une personne malade croit recevoir un médicament – qui va le guérir … car, après tout, c’est son indication – alors qu’en réalité, elle ne reçoit qu’un espoir, sous la forme d’une gélule … vide !
Malgré l’absence totale de molécules capables de soigner, on note, parfois, des effets
de mieux-
L’inverse existe également. Certains vont ressentir des effets négatifs : on parle alors, non plus d’effet placebo, mais d’effet nocebo (latin, "je nuirai").
C’est bien parce que le patient NE SAIT PAS qu’il reçoit un placebo, que l’espoir de guérison auquel il va croire peut avoir une incidence, une répercussion sur son moral et, dans certains cas, sur sa santé.
S’il savait, ça ne fonctionnerait pas.
Dans ce cas, on comprend bien que ce n’est pas le médicament qui soigne, mais la croyance, la conviction que l’on accorde aux pouvoirs du supposé médicament.
Le placebo a un pouvoir bien plus grand que les techniques d’auto-
L’auto-
L’imposture du mensonge ne paraît pas.
Pour qu’elle paraisse, il faudrait bien quelqu’un, qui ait l’esprit qui ne soit tourné vers aucun espoir.
Mais, lorsqu’on va mal, que la douleur se fait obsédante, chronique, aiguë, comment
survivre sans un espoir de mieux-
Comme le dit le vieil adage – et probablement l’un des plus connus aussi : « Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. »
Ainsi que ce proverbe : « L’espoir fait vivre. »
Finalement, le placebo, qui peut prendre bien des formes autres que celle du médicament, est une illusion.
Une illusion, qui a un pouvoir magique … sur des malades qui veulent seulement aller mieux (ou moins mal).
Le pouvoir du placebo s’arrête là où la vérité est révélée.
On rencontre, de temps en temps, des personnes névrosées qui ont recours à des placebos de toutes sortes.
Le travail de l’analyse fera tomber les illusions … péniblement, car il est difficile d’abandonner des illusions qui nous protégeaient (ou du moins, nous en donnez l’impression) pour regarder la vérité, sa vérité.
Cela étant, une fois la vérité consentie, une nouvelle "harmonie" peut naître, nouvelle harmonie entre vérité et réalité.
« Quand on perd en illusions, on gagne en tendresse » (L.C.)
Revenons-
Si j’y crois, c’est premièrement parce que j’en ai besoin et, deuxièmement parce qu’un médecin me l’a donné en me disant que ce médicament me soignerait.
Depuis tout enfant je sais que le médecin et ses comprimés sont thérapeutiques.
Alors, pourquoi, aujourd’hui, en douterais-
Le placebo peut, en conséquence, agir comme un psychotrope ("qui agit sur le psychisme" – lequel interagit avec le somatique).
Et pourtant, …
Et pourtant, le placebo est un mauvais médicament dans la mesure où il ne soigne, en réalité, rien du tout.
Il leurre, un temps.
fabienpsy.