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 Le Site de fabienpsy.com

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Le refoulement

 

 

 

Considéré par Freud comme un mode de défense privilégié contre les pulsions, le refoulement est l’opération par laquelle le sujet repousse et maintient à distance du conscient des représentations (pensées, images, souvenirs) considérées comme désagréables, car inconciliables avec le Moi.

 

C’est la principale défense mise en place par le psychisme pour aménager les conflits et de protéger le Moi contre les exigences pulsionnelles.

 

Il peut être considéré comme un processus psychique universel.

 

« Il s’agissait de choses que le malade voulait oublier et qu’intentionnellement il maintenait, repoussait, refoulait hors de la pensée consciente » (Freud in Etudes sur l’hysérie).

 

Le refoulement est conçu comme un processus dynamique, impliquant le maintien d’un contre-investissement, et toujours susceptible d’être mis en échec par le désir inconscient qui cherche à faire retour dans la conscience, ce que désigne le terme de retour de refoulé.

 

L’inconscient tend à faire ressurgir, dans la vie consciente et dans les comportements, des productions qui sont en connexion plus ou moins lointaines avec lui et que Freud nomme les rejetons.

 

Dans la pratique analytique, l’analyste invite sans cesse le patient à produire des rejetons du refoulé qui, par suite de leur éloignement ou de leur déformation, peuvent passer la censure du conscient.

A partir des associations du patient, « nous réinstaurons une traduction consciente du représentant refoulé » (Freud).

 

(Jean-François Rabain – sous la direction d’Alain de Mijolla)

 

 

Le refoulement peut-être réussi :

- si le Moi ignore totalement ce refoulement,

- si une pulsion ne réapparaît pas dans le Moi, c’est que l’accès lui a été, à jamais, interdit : elle est refoulée.

 

Le refoulement est un échec, comme l’explique Nasio :

- par déplacement de la surcharge d’une représentation à une idée (névrose obsessionnelle).

- par projection de la surcharge de l’intérieur psychique sur le monde extérieur (névrose phobique).

- par conversion de la surcharge en symptôme somatique (névrose hystérique).

 

« L’angoisse constitue la monnaie courante contre laquelle sont échangées (ou peuvent l’être) toutes les excitations affectives lorsqu’un contenu a été éliminé de la représentation et a subi un refoulement » (J. Bergeret).

Le refoulement crée, alors, l’angoisse.

 

Enfin, le refoulement serait à l’origine de la constitution de l’inconscient comme domaine séparé du reste du psychisme.